2012-01-26T08:15:00+01:00

The wind of change

Publié par Fraise

nausicaa-1.jpg"Taaaake meeee to the magic of the moment..."

Pardon, je m'égare.

 

Je disais donc : en ce moment, souffle dans ma vie le vent du changement.

 

Changement professionnel, d'abord. Depuis que je donne des cours particuliers à deux élèves (en français, évidemment), je repense à ma vocation première, qui m'a taraudée jusqu'en licence : devenir professeur de français. Pourquoi j'ai bifurqué vers la communication ? Parce que j'ai eu peur. Peur que de vilains enfants pas gentils piétinent ma passion, mon amour des textes. Peur de me faire bouffer par une classe de 30-40 élèves turbulents. Peur de ne pas en être capable.

 

Aujourd'hui, je suis bien plus sûre de moi, de mes capacités, de ma faculté d'adaptation face à un élève qui ne comprend rien et qui se bloque. Petit à petit, je vois les progrès de mes élèves, je sais qu'ils me sont imputables (l'un d'eux n'a tout simplement pas de prof de français depuis novembre...) et cela me conforte. Et surtout, surtout, j'ai ce merveilleux frisson, ce sentiment si puissant et délicat qui me saisit quand je leur pose une question et qu'ils ont la réponse, quand je leur explique quelque chose, et que je sens qu'ils comprennent, quand je sens que grâce à mes explications, ils comprennent quelque chose qu'ils ne comprenaient pas avant.

 

Alors, changer de vie ? Après tout juste 3 années d'expérience professionnelle ? Après une réforme qui m'obligerait à refaire deux années d'études pour obtenir un master et passer le CAPES ou l'agreg ? Oui, j'y pense. J'y pense fortement. Je me renseigne à droite, à gauche, je vais appeler le rectorat, pour peut-être faire quelques remplacements de profs, prendre des avis, de l'APEC, d'autres organismes peut-être.

 

Mais c'n'est pas tout. Il y a une autre piste que je souhaiterais exploiter. Un peu dans la même veine, mais avec une composante sociale. Bosser dans l'insertion, aider à l'alphabétisation, ce genre de choses. Mais alors là, autant le métier de prof, je connais, je sais comment y parvenir, autant là je suis totalement paumée, c'est vraiment un domaine inconnu pour moi.

 

Globalement, j'ai envie de donner un sens plus profond à ma vie. De me sentir plus utile à la société, à l'humainté, à mon petit niveau, évidemment. Je veux "être le changement que je souhaite voir dans le monde".

 

Changement quotidien, ensuite. J'étouffe dans cet appart, dans cette vie solitaire où je ne vois personne d'autre que mon chat et mon copain. Je veux plus, je veux mieux, je veux autre chose. Je pense très sincèrement que si une situation ne me convient pas, c'est à moi de faire en sorte qu'elle évolue. Et ma situation actuelle ne me convient pas. Mais concrètement, pour l'instant, je n'ai pas les moyens financiers de la faire évoluer. Ce qui me conduit à...

 

Changement amoureux. Je ne peux pas m'empêcher de le rendre coupable de ma frustration. J'ai l'impression d'être la seule à ressentir ce besoin d'évolution (et c'est très probablement le cas, effectivement), la seule à faire en sorte que ça évolue. Ce qui me taraude, c'est cette ultime question : qu'est-ce que je gagne à être en couple avec lui, qu'est-ce que je gagnerais à être seule ? Non parce que pour moi, un couple, ça se soutient, surtout dans les moments difficiles, chacun tire l'autre vers le haut quand il en a besoin, chacun participe à l'enchantement du quotidien. Un couple, ce sont deux personnes qui aiment partager des choses ensemble, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.

 

Et ce n'est pas ce que je vis. La seule chose que nous partageons, c'est un appartement. Et j'ai l'impression de le traîner comme un boulet à ma jambe. J'ai l'impression que sa présence seule m'empêche de faire tout ce que j'aimerais faire. Sa passivité ne m'aide pas à rester en mouvement. Ses mensonges quasi quotidiens, même s'ils ne concernent rien d'important, ne m'aident pas à faire à nouveau confiance à autrui.

 

Seulement voilà. Je ne dirais pas que j'ai peur de la solitude. Non, ce dont j'ai peur, c'est de passer à côté de la vie que je souhaite. Autour de moi, je vois des personnes de mon âge, ou plus jeunes, qui avancent, qui se marient, qui construisent leur vie, qui ont des enfants. Qui vivent la vie que je voudrais. Et moi, je n'avance pas. Je ressens ce besoin profond de construire à long terme avec quelqu'un. Mais visiblement, je tombe toujours sur la mauvaise personne. En un mot : immature.

 

Vaut-il mieux être seule que mal accompagnée ?

 

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commentaires

Leen (M.A.D.) 26/01/2012 10:35


"Vaut-il mieux être seule que mal accompagnée ?"


 


La réponse est évidente, c'est oui. En plus dans ton cas, ça fait vraiment des plombes que t'as pas été seule, et même si à tes yeux c'est la fin du monde parce que tu as 25 ans (je te le redis
mon Bébé, c'est encore vachement jeune, tu as le temps. Même si je comprends très bien ta panique et toussa), il n'empêche que tu es toujours tombée sur des gars immatures (je parle des 3 avec
lesquels tu as eu un vrai truc sérieux, J., S., et A.). Et à chaque fois tu tombes dans le panneau.


 


Bon, je ne vais pas te redire la même chose que ce je t'ai dis l'autre jour, ça ne te servirait pas à grand chose, mais voilà la suite. Alors je ne suis peut être pas un exemple, c'est vrai, mais
pour l'instant tu sais que je suis dans la même situation que toi (enfin à quelques différences près). Et je sais que j'en râle. Mais oui, ici je ne connais personne mis à part 3 enfants de 3, 5
et 6 ans et elurs parents, mais du coup... je profite de ma solitude. J'ai pas mal râlé jusque là, et y a quelques jours je me suis mise à la relaxation et à la méditation (oué oué comme les
vieux), et vraiment, ça permet de se retrouver.


 


Bon je ne sais pas si tu arrives à voir où je veux en venir... Mais en tous les cas, tu sais que j'aime bien A., seulement ma soeur c'est toi. C'est toi la priorité. Et te voir comme ça, c'est
pourri. Te séparer de lui ? Pourquoi pas... L'important à mes yeux, c'est que tu ailles bien et que tu sois heureuse, et là c'est pas vraiment le cas, vu qu'il t'empêche d'avancer.


 


Alors oui, deviens seule. Va boire des cafés avec tes collègues de boulot; tape la discute avec les vendeurs de la Fnac (June a rencontré un gars comme ça) et les jeunes caissières de Auchan ou
de Mim; ballade toi dans les rues sans écouteurs, juste pour te ballader et peut être tomber sur des gens sympas (tomber peut être littéralement =P); arrête toi pour discuter avec ceux qui
balancent des tracts (ceux près du centre Victor Hugo); et quand il a des soirées/nuits d'animées (bon en hiver je sais pas trop, mais dans 2 mois un truc du genre, ça va commencer à swinguer)
vas y et parle aux gens qui trainent accoudés aux barrières d'un air émerveillé. En un mot, VIS


 


*c'était la minute Petite Soeur Insupportable. Ne t'aime, oneesan*

Fraise 27/01/2012 15:44



"tomber peut-être littéralement"... Ouais, c'est le plus probable, même :p



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